CDLXLVI.

Désolé d’interrompre vos vacances, mais la nouvelle vient de tomber et elle est d’importance : le Front de gauche présentera une liste aux prochaines municipales de 2014. Oui, je sais, ce n’est pas une nouvelle nouvelle, mais bon, il fallait que vous soyez prévenus. Maintenant, vous pouvez reprendre votre lecture. Pour ceux que ça intéresse, voir ce qui suit.

Alors là, nous y sommes. Une liste Verte, une autre genre Pirate, le NPA, Lutte ouvrière et quelques autonomes sans autonomie, le carnet est bien rempli. Y aura-t-il une liste du communiste ancien ? C’est plus que probable. A dix, nous ferons une croix.

Ah mon ami, Vonvon est cuit ! Pas un pli. Pensez, tout ça groupé, uni dans l’affrontement et la détermination, je ne donne pas cher du conglomérat socialiste sortant. Badaboum ! Quel château de cartes ! Dans ce tableau, la seule chose qui importe (un détail) lesquels arriveront en tête ? Les Verts, les Frontistes de gauche, les trotskystes nouveaux ? Là, les paris sont ouverts. On sait l’électeur rouennais frondeur, plutôt teigne, un brin vindicatif, qui plus est versatile. Tout est possible. Or à la mairie, on dort. Je serais le cheval de Napoléon, je m’inquiéterais.

Ça ne vous fait pas rire ? Moi si. Il ne me tarde pas de voir ce qui va suivre ; Yvon Robert et la Sénatrice seront dans un mouchoir, l’un avant l’autre, et ce sera réciproque. Au premier tour, ces deux-là auront gagné. Rue de la République ou rue Alsace-Lorraine, champagne ! (plutôt Crémant). Au matin du lundi, il faudra, calculette en main, se concentrer pour le second tour. Pourra-t-on compter sur les opposants d’hier soir ? Sûr que oui. D’autant que, mais bref.

Du côté socialiste (et apparenté) tous drapeaux contestants remisés, on se comptera. L’euphorie sera au réalisme. On les entend d’ici. Non, tu comprends, on est de gauche tout de même. Yvon Robert, il est ce qu’il est, mais on vote pas à droite. Ce sera un soutien critique, vigilant. Nous, on lâchera rien, il faudra qu’il compte avec nous. Tous unis, camarades. Pas de chèque en blanc à Mitterrand ! D’autant qu’on brandira le spectre connu des douteuses concessions verbales du clan adverse en faveur du grand méchant loup. Alors là, moi je dis stop. No pasaran ! Et hop, tout sera dit.

Oui, désolé de noircir vos vacances avec mes petites histoires. Elles sont sinistres. Je vous imagine à la mer, à la montagne, à la campagne. En famille, heureux, détendu, pas trop dépensier. Vous devez y être, car mes promenades en ville sont creuses. Rien de neuf, quelques magasins disparus, d’autres apparus, des boulangeries fermées. Bref, la routine. En rentrant, vous trouverez Rouen inchangée. Y compris moi, toujours là, fidèle.

Juillet, août ? Non, je ne pars pas. Pas trop les moyens. Oui je sais, il y a le Secours populaire qui s’est proposé de m’emmener. Je vois ça d’ici : car au Boulingrin, sandwiches emballés, Yport et ses galets. Merci bien !

Quel snob ! C’est bien un mec de droite.

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