CDLXIX.

Faut-il s’agiter à propos des prochaines élections municipales ? S’agiter à ce point et déjà ? Tant de précipitations, déductions, spéculations et autres tions. La route est encore longue me semble-t-il. Le plus drôle, au fil des vraies-fausses nouvelles est de constater qu’on tire sur les plus grosses (et vieilles) ficelles du métier. C’est ainsi qu’on nous annonce les retours d’anciens maires tels Pierre Albertini ou Valérie Fourneyron. Faut-il rappeler que Georges Métayer est mort et qu’on commémore deux décennies en l’absence de Jean Lecanuet ?

Ailleurs, on feint de croire que rien n’est joué, que tout est possible, qu’il faut voir, qu’il y a du pour et du contre, etc. Sur ce sujet, le bel exemple de la récente visite ici de Jean-Louis Borloo. Est-il si difficile d’annoncer que Catherine Morin-Desailly conduira une liste de rassemblement ? Ou plutôt d’assemblement. Et qu’elle n’aura pas plus d’espoir de l’emporter que celui de la faillite de l’actuelle majorité ? La sénatrice en est là, contrainte d’incarner l’opposition et d’animer une droite locale plus que moribonde. Comme on disait à l’école communale : bien fait pour toi.

A l’encontre (façon de dire), Yvon Robert, maire à répétition, ne dit rien. Il attend qu’on décide pour lui. Qu’on lui fournisse une équipe nouvelle (pas trop tout de même), un plan de conduite et des arguments pour assumer la défaite. En fidèle socialiste et aimable politique, il sera le meilleur pour ce faire. Sa défaite actée, il y gagnera le rôle d’opposant historique. A l’ancienneté, ce poste est assez reposant. Et lui, parfait pour y siéger.

Quoi d’autre ? Entre autre, la vraie-fausse excitation citoyenne des Européens Écologistes Verts (plus les uns que les autres). On se réunit, on partage, on discute. En sortira quoi ? Un projet citoyen (déjà écrit) et, comme d’habitude, un ultime ralliement, modèle ancien et connu. Après le premier tour, constatant les 4 ou 3 % de l’électorat en leur faveur (mais 7 % sur les Hauts de Rouen) on n’aura rien de plus pressé que de barrer la route à la Droite. Etc.

Idem pour une liste Front de gauche et autres avatars (j’y inclus l’inévitable Front national), toutes occasions de mobiliser in-vivo les forcenés du mécontentement autoritaire. Pour les uns et les autres, comptez peu de monde. Ouf !

Mais n’oublions pas la troupe. Combien faut-il de fantassins pour une dizaine de généraux et caporaux ? Une liste faite d’une bonne cinquantaine de zigues. Il les faut représentatifs (un peu), pas trop remuants, assez dociles, et assez naïfs pour croire qu’on les enrôle pour leurs convictions.

Le vrai est qu’on flotte dans un vêtement trop large. En temps et en lieu. En avril ou mai 2014, où en serons-nous ? Où en sera le gouvernement de François Hollande, où en sera la loi sur le cumul des mandats, où en sera le pays, son sentiment d’abandon, et, last not but list, où en sera le ramassage des poubelles rue de l’Hôpital. En attendant, on remplit le cahier des charges : article 1, mobilisons l’électorat. A suivre.

1 Réponse à “CDLXIX.”


  • Clopine Trouillefou

    Non, le Front National n’est pas inévitable. Le dire, c’est déjà l’accepter, ce que je ne peux admettre de vous, Félix.

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