CDIX.

Ainsi, nouvelles dernières, notre antique Fanal de Rouen va être prolongé de quelques mois. Tant mieux. Nous saurons donc si la ligne 7 passera sur la gauche ou sur la droite. Et aussi, mais c’est accessoire, si nous reverrons jamais le cirque Rancy sur le Boulingrin. Après, que voulez-vous, il faudra bien nous séparer. Dame, les choses n’ont qu’un temps. Bonnes ou mauvaises, les nouvelles sont périssables. A peine en conserve-t-on quelques unes, histoire de dire.

Derrière le bar, le patron hausse les épaules : On peut pas rester sans canard ! Dans son vieil esprit rouennais, ne plus avoir son quotidien, est de l’ordre du non-sens. Inutile de le raisonner, pour lui, c’est simple : il n’y croit pas. Les repreneurs pressentis (professionnels avertis) espèrent-ils tout de cette foi de charbonnier ? Possible.

Mon cafetier sait son Credo : tant qu’il a son canard, il est au courant. Il ne perd pas pied. Tant que je lis Paris-Normandie, je suis en vie (slogan gratuit et à disposition). Ce peu d’exigence a son corollaire : l’habitude et la paresse. Comme celui qui tombe du dixième étage : jusqu’ici tout va bien. Encore dix numéros, puis cinq, puis trois Xavier Ellie et Denis Huertas auront-ils à cœur de clore le spectacle ? C’est probable.

Saison après saison, on en a vu des vedettes à l’affiche : Rouault de la Vigne, Jehan Le Povremoyne, Jean des Vignes Rouges, Gabriel Reuillard, André Renaudin, Yvon Hecht, Jacques Brenner, Pierre Merlin, Philippe Huet, François Vicaire, Marie Malone, Arnaud Faugère, François Henriot, Michel Lépinay… que sais-je encore ! Chacun avec son genre et ses variations. Comme disait Carabine : Tu parles d’un cirque ! Elle n’avait pas tort.

Et Poustiquet, alors ! Oui. Cet été on nous afflige d’une page des Bidochon. C’est graisseux et vulgaire à souhait, mais cela suffit au lectorat que nous sommes devenus. En regard, parcourons la page des exercices dégourdis, tels les trucs et astuces pour ne plus faire de fautes. Ceux-ci sont réservés aux récents jeunes journalistes (liste sur demande). Et aussi, c’est moi qui souligne, à certains lecteurs qui font les malins sur leurs blogs.

Redevenons sérieux. Ce journal ne sera sauvé que par ses lecteurs. A condition qu’ils y lisent ce pourquoi ils l’ont acheté : le local. Sports, divertissement, politique, faits-divers, chaque rubrique doit montrer ce qui a lieu. Ici et au plus vrai. Au plus près. Faire en sorte que chaque matin le lecteur se lève en s’interrogeant : où puis-je savoir ça ? Et que devant son café, il se réponde : Paris-Normandie peut-être ?

Depuis des années, café bu, le lecteur (moi) ne s’interroge pas. Il sait qu’il trouvera, page à page, les projets de la Crea, les faits-divers du Havre, la photo de Christophe Bouillon et la promotion paresseuse d’un quelconque spectacle officiel. D’autres choses aussi, mais bon. Ça coûte un euro et c’est assez pour mon cafetier. Brave type au demeurant, mais il a 67 ans et cherche à vendre. A un jeune ? Pensez-vous, faudrait se lever tôt !

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