CCCLXXV.

On vient d’enterrer Jacques Lebourgeois, personnage connu pour sa notoriété. Brave type au demeurant avec qui il était inutile de trop en faire. Son moins bon côté aura été ses barbouillages à répétitions. Vrai qu’ici, on n’est pas regardant. Sa peinture faisait le bonheur des gens sans imagination, art plus difficile qu’on le croit.

A l’encontre (façon de dire) les vrais peintres se voient accrochés chez les avocats fameux ou les médecins réputés (ce sont les mêmes). Lebourgeois était plus bistrot. Si sa postérité s’en ressent, ce ne sera pas faute d’avoir préférer ces derniers aux deux autres. Rue Armand-Carrel, il en existe un bel exemple. Je ne dis pas où : comptoir après comptoir, vous finirez par trouver.

Il y a quelque temps j’ai dit tout le mal que je pensais de la re-création, au Théâtre des Deux-Rives, de Lily et Lily, triomphe de Barillet et Grédy. Tacle d’un lecteur : je me suis trompé. D’après lui le rôle titre était interprété par une seule et même comédienne, non par deux comme je me suis amusé à le croire. Dont acte comme on dit et mes plates excuses à Élisabeth Macocco, apparemment susceptible d’égaler Annie Cordy et Jacqueline Maillan (ce que sont les apparences !) Vrai que je tenais mes informations de la concierge de l’immeuble, amatrice de théâtre mais tout autant mauvaise langue.

Ah, non, vous n’allez pas vous en tirez comme ça ! On dit n’importe quoi, on ne vérifie rien et on s’esquive d’une pirouette. N’oubliez pas qu’Arlequin est plus fourbe qu’amusant. Tel, il mérite le mépris, pas l’admiration.

Pas faux. Ma méchanceté, tache de naissance, a encore pris le dessus. Ajoutons-y l’irrésistible besoin de faire des bons mots. Personne ne s’imagine combien cela m’a couté cher. N’empêche, mon vigilant lecteur dit aussi que tout n’était pas faux dans la chronique incriminée. Partagerait-il ma consternation à voir le théâtre subventionné courir après les succès du boulevard ? Et ce, en pure perte ?

Car enfin (Arlequin reprend le dessus) si Barillet et Grédy pouvaient faire oublier Roland Dubillard ou Eugène Ionesco (simples exemples) ça se saurait. Comme il devrait être de notoriété publique que Jacqueline Maillan et Élisabeth Macocco, ça n’est pas tout à fait la même chose. Une de ces dernières semaines, j’ai vu un téléfilm mettant en image le couple Annie Cordy et Rufus. Qui eu dit qu’un jour ces deux là se partageraient l’affiche !

Rufus que j’ai connu il y a cinquante ans et dont le talent prometteur faisait ici les beaux soirs du théâtre pédagogique, politique et tic-tic. Pendant ce temps, sa coéquipière, en compagnie de Luis Mariano, s’offrait des parties de rigolades dans de consternantes opérettes. Et avec quel succès ! Sur le tard, Rufus et Annie Cordy, c’est la même chose ? Si oui, ceci explique cela.

Alors où était Jacques Lebourgeois ? Sur d’autres étagères, sans risque de croiser les précédents. L’autre jour, à la cathédrale, l’unanimité était de mise. Influence du cadre ? Vrai que voyant ce qu’on voit, autant se serrer les coudes.

2 Réponses à “CCCLXXV.”


  • La petite souris

    « De ces gens à bons mots qui ne sont que des sots » ? Nan nan nan, les gens qui disent ça sont des jaloux bien incapables d’en faire autant.

  • marchal patrick

    bonjour monsieur Phellion,

    Attention ! il ne reste que quelques jours pour voir l « american » film CHRONICLE sur les écrans paté d’Oc de Rouen ! C’est l’histoire d’un type qui possède des super-pouvoirs au contact de son stylo …

    ET puis voici quelques conseils pour 2013 :

    - ne pas aller aux voeux du maire
    - ne pas fréquenter les théâtres
    - ne pas mettre les pieds dans les salons de peinture
    - lire le blog d’un certain LE MAJOR

    En attendant je vous souhaite un gai printemps
    Dadamicalement

    patrick marchal

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