CCCLX.

Un politique étourdi a cru bon de qualifier une célèbre enseigne parisienne de brasserie populaire. Les lieux, fort côtés, sont si connus (de réputation) qu’il est inutile de les nommer. L’incartade de cet ancien ministre a engagé un journaliste très observateur à vouloir démontrer l’inanité de l’assertion ; allant déjeuner au dit-lieu, il s’est vu remettre une addition de 146 euros (entrée, plat, dessert, café, ½ eau et ½ bourgogne). Certes, on s’en tirer à moins, mais aussi à plus.

L’anecdote, vraiment parisienne, s’arrête là. Après tout, comme disait Carabine : y a du monde qui gagne tant d’argent, faut bien qu’il le dépense. Ici ou ailleurs. Et que prend-il à Rouen Chronicle de se mêler de ce qui ne le regarde pas ? Si on commence à comparer nos assiettes respectives, nous nous battrons comme chiens et chats. Ou l’équivalent.

A partir de quel menu est-on dans la gamme populaire et le haut de gamme ? En d’autres termes que faut-il manger pour avoir les moyens ? Dis-moi où tu déjeunes, je te dirais… Un mien voisin hante chaque jour Buffalo Grill ; cette fidélité me désarçonne. Ma question : Qu’y trouvez-vous ? Sa réponse : des formules. Mystère des habitudes.

Mercredi dernier, pour les besoins de l’enquête, j’ai déjeuné à La Couronne, chez Origine, puis Gill et au Saint-Hilaire (adresses disponibles). A chaque fois j’ai dépensé, sans me forcer, tout compris, une petite cinquantaine d’euros. Et notre journaliste de s’écrier : C’est trois fois moins cher qu’à Paris. Il a raison.

Le lendemain, histoire de ne pas être en reste, je m’attable au Flunch, à la Pizza Paï et Chez René. J’ai eu des difficultés à dépasser les 14 euros et les soixante centimes. Avec la caissière, personne ayant vécue, nous avons convenu que c’était dix fois moins cher qu’à la capitale. Constatons que la province a ses avantages. Mais autant Lutèce puisqu’on m’assure qu’on peut y déjeuner pour des montants dépassants toute comparaison (dans les deux sens). Possible. Et même certain.

Reste, qu’au final, le mieux est d’être invité. Encore que parfois, apportant des fleurs ou des chocolats, la maitresse de maison ne vous en donne pas pour vos frais. Il y a longtemps, chez un couple de médecins locaux, on m’a servi en entrée des sardines à l’huile. Vous me direz que c’est excellent pour la santé. Sans doute, mais des roses achetées chez Monville… Enfin bref, le passé est passé, inutile d’y revenir.

Alors, La Couronne ou Flunch ? Question sans objet. Comme disait encore Carabine : Ça dépend, c’est bien les deux. On sait que Carabine fit longtemps le ménage chez moi (façon de dire). Elle m’a quitté pour vivre le reste de son âge. C’est à présent Léone qui manie, avec davantage de conviction, l’aspirateur. Grande consommatrice de lingettes (qu’en fait-elle ?) elle excelle dans le poulet en yassa. Chaque semaine, j’ai droit à ma barquette micro-ondable.

Service sans chichis, portion généreuse, rapport qualité / prix imbattable… Cependant : aimez-vous le riz trop cuit ? La prochaine fois, je vous invite.

1 Réponse à “CCCLX.”


  • Petite souris débordée

    La Courooooooonne ! Mazette, c’est chic ! Au fait, saviez-vous que parfois les gaulois mangeaient du gaulois ?

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