CCXC.

Lisez-vous Tendance Ouest ? Oui, non ? Pas grave. C’est la publication rivale de Côté Rouen. Et disant cela, vous saurez tout (sachant cela, vous direz tout). Dans un récent numéro, la première feuille nous annonce le retour probable, possible, envisagé, de Pierre Albertini. Des nouvelles de cette taille, même gratuites, ça ne se passe pas sous silence.

C’est à la Une de l’exemplaire que, l’autre soir, vers dix-huit heures, place Foch (autant, pour l’avenir, être précis) me tend, une jeune fille habillée de rouge. Le temps de déplier mon exemplaire et là, vlan, comme un tsunami : Je n’exclus pas mon retour. J’avoue que le choc a été brutal. J’allais chercher une baguette chez Paul (oui, je sais, mais bon). Du coup, la boulangère (façon de dire car elle ne boulange guère) me trouve l’air bizarre. Qu’avez-vous Monsieur ? Je ne me sens pas bien, Mademoiselle… Asseyez-vous, je vous apporte une tasse de chocolat…

Avec une part de tarte aux pommes, j’ai repris mes esprits. La dite boulangère tente de me raisonner. D’après elle, cette nouvelle n’est peut-être qu’une rumeur. On lit tant de choses ! Et puis, en admettant même que… Ce n’est pas une raison pour me mettre dans cet état. A votre âge, voyons, vous en avez vu d’autres ! Oui, mais tout de même.

Rentré chez moi, mes inquiétudes reprennent. Je téléphone à un actuel conseiller municipal (pas des moindres, comme de bien entendu). Il est déjà au courant et juge l’information à peu près fiable. Et Valérie, elle tient le coup ? D’après lui, ça va. Malgré les objurgations de l’entourage, elle refuse de quitter son bureau. Et vous, au Conseil ? Mon interlocuteur laisse passer un temps, puis m’avoue que certains sont déjà partis. Mais il s’agirait là d’une attitude stratégique, histoire de gagner du temps.

Je ne tiens pas en place. Une fois dehors, rue Damiette, je croise Michel Lépinay, l’éditorialiste de Paris-Normandie. Ça l’embête bien, mais il a ordre de ne pas réagir. La consigne est claire : autant que faire ce peut, éviter d’affoler les populations.

Il n’empêche, la soirée est sinistrée. A La Walsheim, on sent comme une tension. Les serveurs ne sont pas trop à ce qu’ils font. Aux tables voisines, les conversations ne roulent que sur le sujet. Pas loin de moi, deux couples discutent avec âpreté. L’un plus déterminé que l’autre. S’il revient, nous, c’est décidé, on se barre à l’étranger. Non, là, en toute franchise, ça me semble excessif. Les deux autres semblent plus attentistes et demandent à voir. Inutile de faire un dessin : il va falloir se compter.

Rentrant, je passe par la place de l’Hôtel de Ville. Il y a encore de la lumière. Derrière les fenêtres on observe des silhouettes qui vont et viennent. Je m’approche, mais un planton me barre l’accès. On ne passe pas ! Au Pub O’Kallaghan, deux ou trois braillards pérorent sur les tables. La foule s’assemble. Je m’approche… [Par consigne militaire, le reste du texte a été censuré].

2 Réponses à “CCXC.”


  • la première des « annonces Google » qui suit votre article nous invite à des « rencontres lesbiennes » ; quel rapport avec le sujet traité ?…à moins que…

  • Vous annoncez la fin du monde et l’on vous parle de…
    Public un peu mélangé ces derniers temps, il me semble…

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