CCXLV.

Avec D***, rue Jeanne d’Arc, dans un salon de thé. Dans ma jeunesse et ensuite, ce fut une librairie catholique connue. Qui devint La Chope d’or, éternelle brasserie. Puis un genre de Fity quelque chose, autre brasserie. Éphémère celle-là. C’est aujourd’hui (mais demain ?) une chic enseigne, Lilly Jeanne ou approchant. D*** semble y avoir ses habitudes.

Pâtisseries ou pas, D*** a la dent dure. Ancienne gauchiste à responsabilités locales (du temps du Psu), elle a eu son heure miterrandienne puis a viré Bayrou. L’âge fait qu’elle se calme. Ou, comme moi, se résigne. Ce qui nous navre : le naufrage de notre ville. Naufrage élégant notez bien, car devant une théière de Douchka et deux tartes aux myrtilles, notre radeau reste classe. D*** dîne en ville, côtoie gens de peu, gens de rien, gens de bien, gens de tout, et possède un épais carnet d’adresses. Par elle, on apprend ceci ou cela. On lui en cède autant. De pétroleuse elle est devenue bourgeoise rouennaise. Ou le contraire ?

Ce jour, elle tente de m’intéresser au dernier coup de Jarnac (discret hommage) de nos Municipaux. Il s’agit de terrains du côté du centre Louis Allorge. Il y est question de football, de réserve foncière, d’escamotage administratif… et au final d’un cadeau à Grand-Quevilly, autrement dit au Grand Ordonnateur sans qui rien ne se fait ou se décide. J’avoue ne pas saisir l’intérêt du débat. C’était dans le journal, dit-elle. Je ne le lis plus, dis-je. Toi ? Je ne te crois pas. Je confirme, non, c’est fini, je ne lis plus Paris-Normandie. Mais comment vas-tu écrire tes bêtises, là dans tes chroniques ? Oui, D*** a a la dent dure.

A propos du centre aéré Louis Allorge (qui était-ce ?) je me souviens que les lieux avaient, autrefois, la réputation de n’être fréquentés que par des enfants de pauvres. Les riches (supposés tels) allaient aux Philippins, chez les Scouts ou aux Petites ailes. Où vont ceux-ci et ceux-là à présent ? D*** n’en sait rien.

Nous reparlons de l’affaire Grima (en est-ce une ?) Ton papier n’était pas mal. Je le concède. Pourquoi n’es-tu pas allé jusqu’au fond de ta pensée ? Par lassitude. Aussi parce qu’à trop en agiter, on rentre dans leurs jeux. Je préfère arrêter. Comme pour Paris-Normandie. Ah, me dit D***, le plus bluffeur n’est pas celui qu’on croit.

Je reprendrai bien une tarte aux myrtilles, mais crains le sourire narquois de la serveuse. C’est bien ici, , dit D***, on voit dans la rue. Et on est juste en face de Paris-Normandie. Ce serait le moment d’aller leur dire que je ne les lis plus. Vous pouvez fermer boutique, c’est fini pour vous. Et pour moi par conséquent.

Tu sais, le fond de ma pensée, tout le monde le connais. Ce qui m’embête c’est de passer pour un alcoolique et qu’on fasse des fautes d’orthographe sur mon nom. Tu m’amuses ; tu veux que je te le dise, tes chroniques, c’est ton ultime moyen de draguer. Quand je vous le disais que D*** avait a la dent dure.

3 Réponses à “CCXLV.”


  • Citation du Monde (10-11 Octobre 2010-Page Onze)Laurent FABIUS:
    J’ai choisi de m’investir localement parce que çà m’amuse,et nationalement parce que çà m’interesse…

  • Maintenant que vous le faites remarquer, j’ai bien peur d’avoir à plusieurs reprises malmené l’orthographe de votre nom. Et D. a raison, votre blog comme moyen de drague est très efficace, je suis tombée sous le charme :-)

  • Ultime ? Ah non vraiment je trouve ça gonflé ! Voilà une fourberie dictée par la jalousie…

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