Archive mensuelle de août 2010

CCXXXIV.

Pour qui aime les ambiances funèbres, délétères, un brin morbides, un seul endroit, aux Nouvelles Galeries, l’exposition de François Cavelier, photographe. Sous prétexte d’impressionner Rouen et de se raccrocher aux branches d’un arbre japonais, nous avons là six ou sept grands formats à propos du Mont Fuji. Aucun intérêt pour moi, c’est de l’art générationnel. Entendez : de l’art pour le ministère de la culture. Non, l’amusant du truc, c’est là où ça se passe. Au sous-sol, lumière crépusculaire, fauteuils comme des tombeaux, gardien pianotant sur son portable. Et on attend. Quoi ? Que ça se passe.

Il n’y a personne. Il fait froid. Les photos y sont aussi mal éclairées que possible, chaque spot se reflétant dans le verre des cadres. On n’ose s’approcher ou dire un mot, de crainte de profaner. Vrai, ça vaut le déplacement. C’est d’autant plus dommage, chers lecteurs, que l’exposition ferme ce jour, au moment où s’écrit cette chronique. Aucune importance. C’est exprès. Comme ça, on s’en tiendra à ma parole. Je m’en voudrais de recommander, même en creux, ce qui se passe ici. Ou là. D’autres le font dans l’excellence, même à leur insu.

Quel été ! Avouez qu’on a été gâtés. On ne reverra pas ça avant longtemps. La soupe qu’on a servie ! A généreuses louchées. Soupe artistique comme il y a soupe populaire. En veux-tu en voilà ! Et remerciez l’abbé Bazire. Franchement, la japonaise avec ses bulles, le photographe dans son placard, l’autre avec ses abeilles, l’autre avec sa boite d’allumettes, sans parler des cubes je ne sais plus où, j’en oublie sans doute et c’est pas dommage.

Au passage, une note : les photos exposées dans un sous-sol désaffecté ; une boutique vide transformée en lieu d’exposition dans la galerie commerciale de l’Espace du Palais ; d’autres tableaux dans les vitrines du défunt Pier Import… il semble que là où le commerce périclite, l’art (prétendu tel) s’y raccroche. Il se place entre la liquidation et la faillite. Ce ne sont plus des cimaises, ce sont des squats. Qu’en conclure ? Rien. Ou peut-être une phrase ancienne : pendant les travaux la vente continue. Et nous aussi. Dame, faut bien ! Le commerce n’est-ce pas…

Il y a des jours où le désespoir (trouver un mot moins fort) l’emporte sur la révolte. On a beau faire de l’ironie, on est vaincu par la bêtise et la suffisance du monde. Oui, il n’empêche, cet été aura été débilitant. En matière de culture, en matière de politique (pas pour les raisons qu’on croit), en matière de vertu, de maintien et d’humilité. En matière de tout, au final.

Oui, pourquoi suis-je allé voir cette maudite exposition ! Qu’allais-je faire dans cette galère ! Aucune idée. Ah, si, c’était pour de la parapharmacie. Oui, il faut que je vous explique, j’ai des soucis du côté des dents, ça me lance, ça me tire…

Le gardien : messieurs-dames, on ferme ! Le reste de la conversation se perd dans le brouhaha.

CCXXXIII.

Durant près de vingt ans un surnommé Moineau tint ses assises rue de la République, au bar Le Miramar. Chaque soir, sauf fermeture du dimanche, chacun était certain de le trouver accoudé au comptoir. Qu’est-ce que tu prends Moineau ? Et lui, sans variété, de répondre : une menthe à l’eau. Qu’est que ça fait, à la longue, dans l’estomac, de boire dix fois ou douze fois par jour, une menthe à l’eau (entendez une mentalo). Un médecin le dirait. Un intérieur fluorescent, comme la lueur, la nuit des aiguilles du réveil. Peut-être. Parfois, quelquefois, rarement, farce lui était faite de lui servir un plein demi de chartreuse verte. Ça en faisait rire certains. Au début. Pas après.

Moineau était un garçon curieux. Attachant. Le genre bricoleur. Un peu maquereau, un peu indic, beaucoup turfiste. Perpétuel chômeur, toujours prêt à rendre service. T’as un plafond à repeindre, t’as un transport à faire, tu veux revendre ta 404 ? Voyez Moineau. Jamais l’arnaque ou le manque de parole. En revanche, fallait pas être pressé. Et mon robinet, Moineau ? Le verre de menthe, reposé, d’un ton sans réplique : Il arrive. A qui revenait par trop à la charge, c’en était fini de la pose de linoléum, du coup de peinture, du copain et de sa camionnette.

Quelquefois Moineau disparaissait. Et Moineau, on le voit plus. Le patron du Miramar fermait à demi les yeux. Pourquoi insister et manquer de goût. Disons Bonne Nouvelle ou la campagne, histoire de se mettre au vert, autre avatar. Puis, un beau on revoyait l’engin, modeste, souriant, l’œil aguerri. Tiens Moineau ! Qu’est-ce que tu prends ? En dehors du Miramar, où trouver Moineau ? Personne ne le savait, même si certains (les mêmes) croyaient le savoir. Ainsi naissent les surnoms. Moineau parce que pas grand, pas gros, l’œil vif. Sur la branche, sur la brèche.

Dis-donc Moineau, ça te dit, ma sœur déménage ? Dis-donc Moineau, j’ai mon charbon à rentrer… Dis-donc Moineau, je cherche… Quoi au juste ? Tout et rien. C’était dans ses moyens. Un jour, un frigo, une gazinière, un manteau de cuir taille 42… Un autre, un demi-cochon, une caisse de chablis, cinquante mètres de corde… Sans parler des occasions qu’il ramenait dont on ne sait d’où. Dis-donc l’artiste, ça t‘intéresse une pendule ? Dis-donc, ça t‘intéresse un tourne-disque ? Un chien, un espagnol breton ? Une fenêtre à p’tits carreaux, c’est du chêne t’sais ! Le tout à l’avenant. Un jour, un carton de cinquante six boites de conserves. Conserves de quoi ? Z’ont pas d’étiquettes. Un malin : y qu’à en ouvrir une. C’est ainsi que le patron du Miramar, un soir de 1956, a hérité de cinquante deux boites de lait de coco. Mais qui, sous le règne Guy Mollet, buvait Pina Colada ?

Voici le temps d’écrire : La Mort de Moineau. Ce n’est pas la menthe à l’eau qui l’a tué. C’est la bagnole. Comme tant d’autres. Sur le Mont-Riboudet, un soir d’hiver, en traversant. Un transporteur hollandais. Et au Miramar, le patron du de conclure : C’était bien la peine !

CCXXXII.

Il existait autrefois, rue Saint-Vivien me semble-t-il, une sorte de bazar à l’enseigne de A l’utile et à l’agréable. Voilà qui avait tout pour plaire. Entendez pour plaire dans la maison, du corridor à la salle de bains. Encore qu’à l’époque, de salle de bains… Si j’ai bonne mémoire, c’est à présent un des multiples restaurants indiens de Rouen. Ces derniers, toujours utiles, toujours agréables (enfin, parfois). Je dis ça pour ceux qui aime la cuisine indienne. Ou chinoise. Ou vietnamienne.

Mais y a-t-il une cuisine vietnamienne ? Marguerite Duras, avec qui j’ai déjeuner une fois, m’assurait que non. Que c’était une invention coloniale. J’imagine qu’elle savait ce qu’elle disait. A ce propos, le déjeuner en question avait lieu à Paris, tout début des années Soixante (retrouver la date). Exactement rue Paul-Escudier, dans le IXe. J’ai des raisons précises pour me souvenir de la rue, mais guère du restaurant. Peut-être un endroit à la Georges Simenon, nappes à carreaux et beaujolais en pichet. Elle venait de publier Dix heures et demie du soir en été et je m’essayais à la critique littéraire.

Ce fut un déjeuner ni utile, ni agréable. Si j’en parle maintenant, c’est que ça fait bien. D’avoir déjeuner avec Marguerite Duras. Comme on dit, ça me pose. Question de standing. Je n’ai pas réussi à placer mon article. Si donc Marguerite Duras a fait la carrière que l’on sait, je n’y suis pour rien. Ou pas grand-chose. Elle avait déjà son statut de déesse à la recherche de grands prêtres. Il fallait être de l’église ou pas. Moi, comme d’habitude, entre les deux. Novice, mais pas trop. Je l’ai croisée, plus tard, à Trouville, en avril 1967 exactement. J’ai des raisons précises pour me souvenir de la date et du lieu, en l’occurrence Les Vapeurs. Elle ne m’a pas reconnu. Moi non plus.

Autre chose : ce matin tôt, chez moi, arrivée klaxonnante des pompiers. On a découvert Louise G***, la locataire du rez-de-chaussée, inanimée chez elle. Les soldats du feu l’ont convoyé, vaguement consciente, sur une chaise roulante. Une de ses belles-filles est arrivée vers midi, a pris quelques affaires et est retournée à l’hôpital. Je n’ai pas osé demander ce qui se passait. Oui, la mort rôde. Autant s’en éloigner.

Marguerite Duras aussi est morte. Et la rue Saint-Vivien a bien changé. Quand j’étais jeune, il y avait la caserne Philippon avec à l’entrée, deux guérites gardée par des troufions. Durant la guerre d’Algérie, on allait y distribuer des tracts, histoire de convier ces braves soldats à l’insoumission. On ne risquait pas de les convaincre, vu qu’ils étaient convaincus. Bref, on se faisait plaisir. C’est devenu plus sérieux ensuite, du côté de Richepanse en particulier. Mais de la guerre d’Algérie à Rouen, il y aurait toute l’histoire à raconter… A d’autres.

Je me relis : corridor est un mot qu’on n’emploie plus. A la rigueur entrée. Mais les maisons n’ont plus d’entrée. Les restaurants non plus. On entre directement. Et on sort itou. A ce propos, dernière nouvelle : Louise est rentrée. Pas vaillante, mais enfin, bon, elle est là. La faux recule. Profitons-en…

CCXXXI.

Admettons l’ennui des fins d’août où les vacances s’achèvent mais aussi continuent. Histoire de crépuscule, c’est le célèbre dix-huit heures des dimanches soirs. Mauvais moment à passer. Dans cette ambiance, la lecture des journaux n’arrange rien. Celle du Paris-Normandie semble battre des records dans que dire, que faire, ceci nappé de sauce publicitaire accompagnant le festival de qui vous savez. Pour le reste, il faut meubler.

Meublons. Ainsi, ce mercredi 11 août, la rédaction de Rouen, unie dans une même détermination, s’est mise en tête de tester pour vous les restaurants japonais d’icelieu. Pourquoi non ? C’est aussi intéressant que rien d’autre. Au final, il en résulte une page et des photos à partir d’une idée en l’air, celle-ci vite retombée. Le lecteur en a l’habitude.

Comme il est habitué à cette manie, vraie marque de fabrique, de l’emploi d’un mot pour un autre. Ce jour, nos gourmets à la plume courte attribuent la note de 6 sur 10 (on rêve !) au Sushi Tokyo, établissement qu’ils sanctionnent de cette façon : un choix varié et des incartades dans la cuisine chinoise.

Certes, chacun ses goûts, mais le vocabulaire a aussi des droits. L’incartade est-ce le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n’est pas le sien ? Non, ça, c’est l’incursion. Le léger écart de conduite, ça c’est l’incartade (toujours d’après l’ami Robert). Donc, à bien lire, au Sushi Tokyo, le cuisinier japonais (ou supposé tel) n’est guère sérieux puisqu’il commet des incartades.

Ce n’est un secret pour personne, à peine son service achevé, il mène une vie de patachon. Qui plus est, ses joyeusetés (pas du meilleur goût, reconnaissons-le) se déroulent en compagnie de cuisiniers indiens, collègues guère en reste pour mener ce garçon hors des limites acceptables. Ainsi, il y a peu, la petite bande a trouvé amusant de pénétrer dans un Tex Mex. Là, ces professionnels ont voulu en remontrer aux cuisiniers du cru. On devine ce qu’il en est advenu du guacamole agrémenté de shochu et de sauce chutney. Certes, rien de grave et, du reste, le service de répression des fraudes, dépêché sur place, a fermé les yeux. Comme le lecteur de Paris-Normandie, il en a l’habitude.

Fin de l’histoire ? Non. L’autre nuit, nouvelle virée, toujours en compagnie des cousins indiens, auxquels s’était joint un prétendu cuistot espagnol. Cette fois, la bande a pris d’assaut le piano (terme de métier) d’un réputé restaurant chinois où se déroulait un anniversaire de mariage. Voulant prendre les choses en mains (ce fut leur expression), les assaillants confectionnèrent une pièce montée à leur façon où voisinaient mitarashi, cuajada et kulfi, le tout trempé de yaourt de chèvre ! Têtes des mariés et des invités !

A l’évidence, ces incartades dans une cuisine chinoise sont regrettables, voire répréhensibles. Seront-elles sanctionnées ? Pas sûr. Certes il y a le bon vocabulaire, la bonne orthographe (pas vrai Félix ?) et les bonnes idées. Mais il y a aussi les journaux. Bons ou mauvais. Tantôt l’un, tantôt l’autre ? Disons, comme pour le Sushi Tokyo, 6 sur 10.

CCXXX.

Rouen d’août est désert. Chacun s’en fait la réflexion. Revenu de villégiature (fichue idée), je m’en suis fait la réflexion. Ce mardi, on ne voit que tourisme errant, magasins fermés, rares livraisons, maigres travaux. Ça ou là, une boutique est-elle ouverte, c’est comme une innovation qu’on s’émeut de repérer et qu’on regarde avec insistance. Au vrai, ce jour, je flâne au plus près du mot.

Où trouver un boulanger d’ouvert, je vous le demande ! Maintenant les commerçants sont en congés. Et Carabine de s’indigner : ils veulent vivre comme tout le monde ! Et d’ajouter : c’est dire s’ils en gagnent, de l’argent ! Vrai aussi qu’ils se plaignent assez de n’en point gagner tout le reste de l’année ! Notre clientèle ne peut plus se garer ! La Municipalité ne fait rien ! Etc.

Il n’empêche, partir ne me vaut rien. A peine ai-je eu le dos tourné que P*** est mort. Et qu’on ne me l’a annoncé qu’en rentrant. Vrai aussi que l’aurai-je su, aurai-je fait le déplacement pour un enterrement, un de plus ? Peu probable. Pensez, la Costa Brava, sans parler du déplacement ! P***, ami de cinquante ans, ce qui compte. Un brin plus jeune que moi, mais à peine.

Ce jour, errant rue Ganterie, son portrait se dessine. Bientôt, je n’ai qu’une hâte, me rentrer pour jeter quelques notes. P***, une figure. La discrétion de ses limites. Un aplomb qui virait au caractère. Voilà quelqu’un qui aura réussi à vivre sans contraintes. Comme il l’entendait. C’est-à-dire sans rien faire et en touchant à tout. Portuaire, commerçant, vendeur d’immeubles et de bagnoles, tenancier de snack en bord de plage, moniteur de ski, faussaire, disquaire, galeriste… que sait-on encore ? Un peu maquereau aussi. Comme dit la chanson : il a aussi fait du chantage, c’était surement pour rigoler… 

Toujours beau, plaisant aux femmes (que trop !), il aura jusqu’au bout arborer ce fin sourire ironique qui en disait si long alors que P***, au final, n’avait rien à dire. Nous sommes peu aujourd’hui à l’avoir connu. Combien étaient-ils à l’inhumation ? Sa veuve et ses chiens, j’imagine. Guère plus. Comme on dit dans ces cas là : tout ça pour ça.

Que de parties, que de soirées ! Arrosées ou pas, surtout pour lui qui ne but jamais une goutte d’alcool. Les fins de nuits, au petit matin, au Nico Bar, Chez Gentil, Chez Georges… Ses assises au Parvis, au Prado, au Colombier… J’inscris cette litanie pour mémoire. P*** ou l’homme des bars. Un genre qui, lui aussi, a disparu. Il y a de ça dix ans, lors d’une brève visite (il vivait retiré en Espagne, d’autres diraient planqué) il voulut déjeuner au Chat Bleu, place Beauvoisine. Étonnement : ça n’existe plus ? Eh, non, ça n’existe plus. Comme tant de choses ici. Comme toi. Et bientôt moi à en juger mon moral.

Bref, P*** est mort et la ville est déserte. Dommage qu’il fasse beau. Mais à peine rentré, qu’il pleut. C’est bon signe. Mon boulanger va rouvrir.

CCXXIX.

Ces chroniques n’ont pas de titre. C’est parfois un handicap pour les attaques. Par aventure, ce récit pourrait s’intituler : François d’Assises passant par Rouen. Et s’il pouvait être publié dans le bulletin diocésain (à supposer qu’il en existe un) ce serait mieux. Autant m’arranger avec le Ciel sans attendre.

Il y a, rue du Gros-Horloge, une sorte de pilier de rue, mi clochard mi retraité, nanti d’un lapin et d’un chien. Les trois, à peine sympathiques ou amusants. Enfin, ainsi m’apparaissent-ils. Il y a quelque temps déjà, le chien est mort. Admettons. Dans notre quotidien local, on a convié l’opinion à remplacer l’animal. Chose faite, on s’en doute, en peu de temps (le vieux serait-il mort que l’élan aurait été le même). Pourquoi un tel engouement ? Réponse : pour ne pas déparer le décor.

Il existe désormais dans chaque rue un peu piétonne, un peu vitrine commerciale, l’original de service qu’on se doit de caresser dans le sens du poil. Il y a cinquante ans, mascotte et ménagerie auraient fait l’objet, dans le même quotidien, d’un écho déplorant sa permanente exhibition. Il y avait alors un spécialiste (LE spécialiste) de ce genre de diatribe bien pensante. Pour en savoir plus, allez à la bibliothèque de l’Espace du Palais, dans l’angle. Vous verrez à quoi ça ressemblait.

Croyez-vous qu’alors, c’était il y a cinquante ans, on aimait l’ordre et qu’aujourd’hui on le réprouve ? Évidemment non. Notre trio vénéré l’est parce qu’il représente l’archétype de la communion publique envers les vieux, les animaux et la misère secourable. Bref, la pitié mondialiste. La piété des paroissiens de la consommation. La prière conduisant de la cathédrale à Saint-Vincent, via nos sacro-saintes emplettes.

Qui plus est, les trois mages ont l’avantage, par contraste, de repousser l’image des Iroquois à chaine et blousons cloutés, possesseurs de chiens moins bonasses. Si ces amateurs de bières méritent l’attention publique, c’est pour l’envers de la peau du lapin : ils incarnent l’alcoolisme, la jeunesse paresseuse, le manque d’hygiène, etc.

Bref, l’un et l’autre sont des exemplas (à chercher dans d’excellents et vieux dictionnaires). Ils prêchent. Ils invoquent. Pour vous situer les choses, si François d’Assises passait par Rouen (ce qu’à Dieu ne plaise), son attention irait aux Iroquois.

C’est là qu’on voit la sainteté : partager avec les crêtes de coq, rouler dans le vomi de Flensburger et se faire tatouer Carpe Diem en lettres gothiques sur les pectoraux (et plus si affinités). Avouez qu’en regard, notre Monsieur Vitali à la noix n’a rien d’excitant. Lui rassure, les autres inquiètent. Surtout les institutrices à la retraite, qui, ayant oublié le Sheba de Minou, se risquent de courir, à dix-neuf heures passées, chez Monoprix…

Croyantes ou pas, reconnaîtront-elles, parmi le groupe amassé, le visage transfiguré du povereto de notre vingt et unième siècle ? Sûr que non. Rentrant, toute frayeur dépassée, elles diront à Caramel : A cause toi, j’ai manqué Questions pour un champion.

Post-scriptum : Si Monseigneur l’archevêque l’exige, l’envoi du fichier est possible. Qu’il me précise le format.




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