CCXX.

L’autre jour, je vois le FaFa au CocciMarket. Y veux m’éviter, mais je le coince devant les apéros. Alors, ça marche ton truc sur l’impressionniste ? Ouais, ça boulotte. Mais, t’sais, on va s’en tirer ric rac. Rien qu’ les assurances, quels vautours ceux-là ! Et les invités aussi, t’imagines pas, y voulaient tout gratos. Alors qui sont pourris d’tunes ! J’ te jure, une honte ! Les pots, le pinard, le pâté de foie… à chaque fois, y nettoyaient tout. Rapaces et compagnie ! Ouais, que j’ lui réponds, comme d’hab. L’ populo, y sait pu se tenir. A propos, y a du monde ? Y parait qu’ non. Qu’est-ce t’en dit, toi ? Couçi couça qu’y m’ fait. C’est sûr, pas derche, mais faut attendre la fin. Surtout septembre, avec les vieux. Tu penses, par cars entiers, c’est tout bénef. Ben oui, que j’ réponds, faut ben les distraire. Et nous aussi. C’est qu’on se fait vieux ! Toi, ça te fais combien ? 64 qu’y m’ réponds. Ah, seulement ? J’ croyais plus. C’est les ch’veux qu’y me dit. Tiens, à propos de vieux, qu’est-ce que t’en pense du Gros DoDo pour les élections ? J’ crois pas qu’y fera l’ taf. Et Titine ? Penses-tu ! Et l’autre, là, la grande ? Pareil. Et toi ça tente ? J’ dis pas non, mais c’est du boulot. Et pis, on est tellement dans la mélasse. Ouais, mais tes histoires de tableaux, c’est fait pour ça ? Ben oui, mais c’est pas gagné pour autant. Et pis, que j’ lui dis, ça va pas coûter trop cher ? Ça c’est sûr, mais quand on veut du beau, faut casquer. Ouais, t’as raison, mais quand même. Oh, t’inquiète, du pognon y en a. Et en s’ marrant, y m’ fait « Comme y disent à la télé : ça coute rien au contribuable ». Ah Fafa, j’ te reconnais, t’as toujours été un malin ! Ouais, qu’y m’ fait, en tous cas, plus que toi. Toujours à traîner la patte à c’ que j’vois. Rien foutre et critiquer les autres ! T’as jamais su t’ démerder, t’es pas à la coule. Tu veux qu’ je t’ dise : mon histoire de tableaux, t’es jaloux ! T’as qu’à en faire autant, pisque t’es si mariole ! C’est un monde, tout de même. Tu joues les mecs à la r’dresse, mais t’es qu’un mou ! Salaud que j’ lui dis. Bourrique y m’ réponds…

Note du rédacteur : mardi dernier, le gérant du CocciMarket du boulevard de l’Yser a fait appel aux services de police pour séparer deux pensionnaires du Foyer de l’Abbé Bazire qui se battaient dans la supérette. Après des échanges d’injures, sont venus les coups, puis des bris de bouteilles. Les policiers ont mis fin au pugilat et emmené les deux individus rue Brisout de Barneville. Ces derniers, Félix P. et Laurent F., connus des services de police, ont été placés en cellule de dégrisement. Ils seront présentés au parquet de Rouen.

2 Réponses à “CCXX.”


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