CXCVII.

Le moyen de rajeunir ? Une panne d’électricité ou de gaz. Ou encore de chaudière. Les douches à l’eau froide, très peu pour moi. Et trois jours sans douche, dame, de nos jours et à mon âge… Accaparer la salle de bains des autres, amis ou voisins, me répugne. J’aime être chez moi. Ou ailleurs. Aussi ai-je, en attendant le plombier, pris le chemin de la rue Orbe et des douches municipales de notre bonne ville. J’y mets aussi, autant l’avouer, un peu de perversité. Se doucher avec les clodos, rien que ça !

Les lieux sont simples, propres, sans chichis. Tarifs imbattables, y compris pour les produits nécessaires. L’accueil y est, à noter, d’une rare politesse, par une jeune femme qui, c’est visible, à autre chose à faire. Peut-être parce que je suis un vieux monsieur ? Non, je crois que l’hôtesse est comme ça. A moins que ce ne soit Florence Aubenas dans un nouveau rôle ? A la façon dont elle manie l’Ajax, non.

Accueil parfait, prestations correctes, excellent séjour. Bref, adresse recommandable. A l’heure où le guide Michelin retire une étoile à je ne sais quelle table estampillée du Vieux-Marché, Bibendum ferait bien d’en attribuer une aux bains-douches de la rue Orbe. On me dira que ce n’est pas comparable. C’est vrai.

Une seule chose pourrait écorner cette réputation naissante : l’eau n’est pas très chaude. Moi qui prends des douches brûlantes (ce dont se plaint le plombier, paraît que ça entartre la tuyauterie) j’ai souffert de cette douche tiédasse. Mais bon, il fallait que je sois puni de ma forfanterie.

Autrefois, les douches municipales (dites bains en pluie) se trouvaient rue Martainville. Aucun souvenir d’y être allé me refroidir les os. En revanche (façon de dire), je me souviens des bains-douches de la rue Jacques Le Lieur. Ceux-là je les ai fréquentés un bout de temps. Jeunesse des années Soixante où un lavabo dans une chambre suffisait au bonheur d’être chez soi. Rue Jacques Le Lieur, l’eau était chaude. Vraiment. Et puis il y avait des salles avec baignoire. Un genre sauna aussi. Et du personnel un peu strict. Un peu trop pour qui aime à rigoler. Toujours la même histoire, celle de la réputation. Le côté guide Michelin.

Autre chose. Le printemps est là. Il recommence à faire beau. Les élections sont passées et presque oubliées. Pas de soucis en amont, en aval, ou ailleurs. Tout va bien. Rien aujourd’hui ne me mettra en colère. Rien ? Ouvrant Paris-Normandie daté de ce lundi 22 mars, je m’astreins à lire un papier d’analyses du scrutin, signé Sophie Bloch. Je la crois (volontiers) rédactrice en chef ou approchant. Concernant le score inattendu de la troisième liste, elle écrit : Il [ce parti] fait mieux que sauver les marrons du feu… 

Phrase heureuse car ledit parti aurait aussi bien pu tirer les meubles. Mais ça, cette plume insouciante se garde bien de l’affirmer…

Il y a peu, j’ai daubé avec un brin de méchanceté sur une jeune journaliste (Céline Bruet) coupable à mes yeux de servir la soupe à un élu. Qu’on veuille bien lui transmettre mes excuses et lui dire pourquoi.

1 Réponse à “CXCVII.”


  • François Henriot

    Allez, j’ai plutôt voté bleu (deux fois) que « carré blanc » (cf CXCVI). J’ai donc « perdu »… mais la lecture de vos billets m’apporte tellement de plaisir que tout va bien. Merci, continuez, continuez, continuez…

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