CLXXXVIII.

Il y a peu, D***, fidèle lectrice, me tançait d’avoir confondu deux cinémas d’autrefois : Studio 34 et Ciné France. J’ai rectifié. Depuis ce souvenir me travaille. Que reste-t-il du Ciné France ? Rien. Et de la rue des Carmes du temps ? Pareil. L’immeuble et le magasin Zara sont là. Bien là. Dans ce temps là, on accédait au Ciné France à la suite d’une galerie marchande (une autre ! en ai-je déjà parlé ?) empruntant une pente circulaire menant au hall. La salle était en amphithéâtre avec une allée séparant le balcon de la salle basse. Le tout à dominante rouge et blanche, me semble-t-il. Datant de la Reconstruction, on me dit (toujours D***) que la salle fut inaugurée en 1946. Possible. Connaissant mon informatrice, c’est même probable, sinon certain.

Peu de souvenirs précis des lieux sinon qu’un des côtés de la salle laissait visible une série de piliers. Entre chaque, des rangées de fauteuils, places à bon marché mais dont un torticolis pouvait être la séquelle. La salle a duré un temps certain, puis est devenue une salle art et essai sous l’enseigne de simple France (fini le ciné, dans un sens). Juste à côté, à la place du Petit Théâtre (que c’est loin !) les exploitants ouvrirent une salle nommée 7e Art. Cela ne s’invente pas : on y projeta surtout des films pornographiques. Ça rapportait alors plus que l’art qu’on essayait. Signalons le fait aux promoteurs de la future salle municipale de la rue de la République.

Souvenir léger, au Ciné France, j’ai vu, lors d’une soirée de gala, vers 53, Los Olvidados. Ladite était donnée au profit de l’enfance inadaptée. Késako ? A peu près le mélange de la racaille et des bénéficiaires du Téléthon. Enfin disons mutatis mutandis. Souvenir de la soirée, mais aucun du film que je n’ai jamais revu. Enfin, bref, tout ça est bien loin. Trop.

Autre chose. Ces chroniques sont lues. Aussi ai-je été contacté par les plus hautes autorités locales pour donner mon coup de pouce à la grande affaire culturelle de l’été qui vient (on sait de quoi il s’agit). Donc à partir du 4 juin et jusqu’au 26 septembre inclus, chaque chronique publiée contiendra un rappel de l’événement. Cela prendra la forme d’une énigme à résoudre. Jérôme : on dit un quizz.

Admettons. Donc un quizz. Dans le genre culture générale, sans prise de tête, accessible à tous. A titre d’exemple, faisons un premier essai. La question : Bunuel, Renoir, Van Gogh, parmi ces trois réalisateurs de films, un seul est peintre, lequel ? La réponse est évidemment Bunuel, les deux autres étant cinéastes.

Vous voyez, rien de compliqué et tout à fait sur le motif. On gagnera quoi ? En octobre, les lecteurs qui auront résolu au moins quatorze énigmes seront soulagés de savoir que le Décrochez-moi ça projeté est enfin terminé. Avouez que ça vaut tous les cadeaux. Pour les perdants, ils seront conviés à déblayer ce qui restera du Palais des Congrès à l’aide des sacs de catalogues qui n’auront pas été vendus. Ça leur apprendra.

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