CLXXIV.

Écoutant d’une seule oreille un débat radiophonique et politique, j’entends : A partir de quand avez-vous choisi entre la gauche et la droite ? Résumé car la formulation n’était peut-être pas celle-ci. Aucun souvenir de ce qu’a répondu l’interviewé. Cette question, ça fait cinquante ans que je me la pose. Il serait temps, me direz-vous. Presque chaque jour. Me levant de droite, me couchant de gauche (ou l’inverse). En fait, il n’y a qu’à midi que je suis moi-même. Au moment des repas ? Après avoir forcé sur le juliénas ? Possible.

Tout ça pour dire qu’on a des difficultés à s’y retrouver. Avec moi ou avec les autres. Est-ce grave ? Pas sûr. Comme dit la chanson : Faut vivre… J’ai voté à gauche (rose ou rouge) tant que dura le gaullisme. Ai-je voté Michel Rocard, Pierre Juquin, Jean-Pierre Chevènement, François Mitterrand… Probable. J’ai voté à gauche (rose ou rouge) tant que régna, ici, Jean Lecanuet. Ai-je voté Victor Blot, Docteur Hélaine, Yvon Robert… Itou. (Le Chœur des jeunes : Qui sont tous ces gens-là ?) Puis Laurent Fabius, Alain Le Vern…. tant d’autres, j’en oublie.

Depuis les dernières présidentielles je suis moins paresseux. A cause (grâce ?) à mon neveu Jérôme qui m’a fait rallier le panache du béarnais Bayrou. Une fois, deux fois, trois, j’ai voté François d’Orange (Chœur des jeunes : Pas grave…) Voici le temps venu des Régionales. Jérôme, ludion, est passé à je ne sais trop quoi de Vert et d’Européen. Admettons sa nouvelle couleur.

Reste la question des alliances. Ça, c’est la chose devant laquelle le vieux cheval se cabre. Depuis toujours. Certes, c’est indispensable. Mais c’est trop pour moi. La stratégie s’efface devant la querelle de personnes. Moi, allié avec lui (ou eux) ? Jamais ! Jérôme Neveu a l’échine plus souple. C’est une rare qualité. Il milite pour un large rassemblement, seule possibilité de battre la Droite dit-il. Sans doute, mais est-ce un programme ?

Ce drapeau vert, rose, orange (au final) ne me dit qu’à moitié. Je n’y vois que des fanions remis en poche dès la victoire obtenue. Et puis, aux Régionales, faut-il battre la Droite ? Il s’agirait plutôt de battre une Gauche trop… comment dire ? Enfin, bref. La Ve, à laquelle les gens tiennent (paraît-il) veut que l’horizon soit occupé par les seules présidentielles. En dehors, ce ne sont que réajustements.

Pas besoin de boule de cristal pour supposer une défaite de la Gauche en Haute-Normandie. Certes, elle passera mais il lui faudra composer, entre les deux tours, avec des gens qui lui insupportent. D’une part, du côté de son extrême gauche (les chiffres risquent d’être surprenants), et aussi du côté de ces faux-alliés que sont les Verts. Du moins qui le deviendront, seule manière pour eux d’exister. Les socialistes auront à rassembler et ils sont peu crédibles dans l’exercice.

Bon, mais comme dit Félix le chat, mon locataire de la cour : le choix politique va toujours du préférable au détestable. M’étonnerait qu’il ait trouvé ça tout seul.

2 Réponses à “CLXXIV.”


  • Ah, ces verts correcteurs…

  • Votre chat a lu Raymond Aron : « Le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable ».

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