CLVII.

Encore, toujours, ce dont on parle et dont (hélas !) il ne faudrait pas : le fichu Palais. On lit ça et là que Le Quatrième Projet (au final, le seul, le bon) n’a rien pour lui. Les détracteurs y vont de bon train. N’en doutons pas, la parole va bientôt revenir aux contraires, à la fabrique de l’avis majoritaire. Ce, à partir de l’axiome bien connu : des goûts et des couleurs, on ne discute pas. Déjà, un de mes vieux amis trouve que « Ce c’est moins haut » ; un autre plébiscite le fameux ascenseur ; un troisième préfère tout (en fait, n’importe quoi) à l’existant… On est dans la bonne voie.

Veux-t-on argumenter, qu’on entend (ou qu’on lit) que tout avis esthétique est sujet à discussion. Bien sûr que non ! Ce qui prime en l’affaire, c’est bel et bien l’esthétique. En dehors de ça, que nous reste-t-il ? La destruction de l’ancien Palais est assurée, sa transformation en immeuble de rapport aussi…

A-t-on oublié que nos deux précédentes municipalités avaient eu le loisir d’acheter le tout pour deux balles ? Elles n’en ont rien fait (manque de courage plus que de moyens). N’y revenons plus. Dans quelques mois, il faudra supporter un ostensible ratage. Et pour combien de décennies ? Les médiocres (sens strict) triompheront : « Avec ça, qu’c’était mieux avant ! » Hélas, oui, c’était mieux avant.

Autre chose. Retour de mon neveu Jérôme. Il était en stage dans un pays lointain, mais, paraît-il, limitrophe au nôtre. Jérôme est d’humeur enjouée. Il se passionne pour la politique locale. Me parle des prochaines élections. Il m’amuse. Son stage dans une entreprise de Kaliningrad (autrefois Koenigsberg, patrie d’Hoffmann, le E.T.A des Contes) l’a converti à l’écologisme bon teint. Converti est un grand mot car, écologiste, il le fut souvent. Voire toujours. Déjà, petit… Enfin, bref.

D’après lui, désormais, c’est du côté du vert que cela va se jouer. Je reste dubitatif. Nos conversations m’amènent à lui dire ceci : que les Verts de France, même nappés de sauce européenne, resteront eux-mêmes. A savoir, la garniture d’un Parti socialiste uni ou désuni. Quand bien même ils le voudraient, ils ne seront jamais que des extra-fins, l’accompagnement du plat de viande, à ce moment de la commande, lorsque la serveuse interroge : « Et je mets quoi avec ? »

Souvent, toujours, les Verts font, ici et ailleurs, preuve d’un solide estomac. Ils digèrent les plats les moins « végétariens » ou « biologiques » préparés d’une main lourde par leurs alliés de toujours. Pour preuve, pas très loin, le contournement-Est, les plans de circulation, les voies pour cyclistes, les cantines bio ou… nom d’un poisson, le Palais des Congres.

M’y revoici. Nous y revoilà. Hélas, oui. Mais qu’ai-je à argumenter. Jérôme votera ce qu’il veut. Et je voterai comme lui. C’est jouer avec la jeunesse. Ne pas m’habituer à être vieux.

Pour finir, cela a-t-il de l’importance ? Quelqu’un de cet avis, c’est Félix le chat, le pensionnaire du bas de ma cour. Si je lui conte mes peines, il a toujours une parole consolatrice. Puis il retourne à son assiette.

2 Réponses à “CLVII.”


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