CXXI.

Côté loisirs et culture, les nouvelles du jour ne sont pas si bonnes. A s’y attarder, la lassitude prend le dessus. Affaire de goût, certes, mais il est permis de ne pas y trouver son compte. On connaît la chanson : le goût dominant, c’est le goût des autres ; ce que les sociologues nomment le social-moyen. Chacun se dit tant pis pour eux ; tant pis pour moi.

Il y a dans les musées des tableaux que personne ne regarde ; dans les bibliothèques, des ouvrages que personne ne lit. Au cinéma, au théâtre, au concert… C’est ainsi. Rien n’est grave en la matière ; comme disent les jeunes : « Y a pas mort d’homme. »

Quoi de mieux qu’une trouvaille, samedi ou dimanche matin, au clos St-Marc, dans les cartons des brocanteurs ? Mélange de hasard et de détermination, l’instant, s’il n’est pas rare, est précieux. Tant qu’il nous restera…

Dimanche, justement, Pourquoi les oiseaux chantent de Jacques Delamain, et pour un euro ; puis jus de pommes chez Vincent Prieur, ficelle chez Osmont, cuisse de poulet chez Jean-René (dont la vendeuse supposée semble promettre plus qu’elle ne tiendra), petit Neufchâtel… et pour finir, moisson de tracts, européennes oblige. Tant d’habitudes et tant de raisons de continuer.

Autre chose, sans aucun rapport : on va réunifier les catalogues des bibliothèques publiques de l’Agglo, puis les mettre sur Internet. Ainsi l’annonce modestement Paris-Normandie du 2 mai. On aura bientôt la possibilité de savoir, dans les 215.000 titres empruntables, où se trouve ce fameux livre, introuvable ici. Les rayonnages de Rouen, Déville, les deux Quevilly, Sotteville, St-Étienne… (onze au total) participent au projet.

Bref, le livre, là où il se trouve, quelque soit la peine à aller le chercher. Et c’est ce qui, seul, importe : le livre à disposition, aux heure, jour et an qu’il plait à celui qui le demande. Et réclamons, pendant que j’y suis, une politique transparente des acquisitions, une vraie information sur ce qui se publie et pourrait être mis à disposition, puis… rien d’autre. Les animations, expositions, visites, autres lettres hebdomadaires, mensuelles, trimestrielles… tout ça, prétextes à exister et faire croire à leurs nécessités.

Oui, côté loisirs et culture, les nouvelles sont rarement si bonnes. Cela mérite qu’on continue de lire le journal : « A terme il faudra penser à la création d’une carte de bibliothèque et à des tarifs communs à toute l’agglomération. Un jour, ça se fera. » Ces propos sont ceux de Jean-Yves Merle, élu posé sur diverses branches de l’arbre politique et décisionnaire.

Disant cela, a-t-il voulu brocarder le fumeux R’N’Bi ? Jetée comme avec négligence, sa prédiction solaire sera-t-elle entendue au delà du péristyle de notre mairie ? Écoutée par l’improbable future association des lecteurs des bibliothèques ? Comme toujours, les choses arrivent quand elles prennent fin. Pour une fois, tant mieux.

Selon mon acquisition dominicale, le merle (robe noire et bec jaune) est l’oiseau du printemps, de la gaieté, de la légèreté ; c’est aussi celui de l’écart, qui fait toujours un pas de côté mais reste « dans le droit chemin ». Mais de ça, que conclure ?

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