LVII.

Comme d’autres, j’utilise un banal un cahier pour noter, au jour le jour, mes lectures, passées ou futures. L’habitude a été prise de longtemps et malgré sa vacuité, je ne puis m’en défaire. Un livre lu est aussitôt inscrit avec l’année de sa lecture, certains auteurs étant répertoriés à part (ceux de romans policiers dont, à de rares exceptions près, j’oublie vite la lecture) ; une partie du cahier est consacrée aux lectures futures, celles d’ouvrages dont j’ai entendu ou lu l’éloge, et dont je projette, au départ avec conviction, d’entreprendre la lecture… un jour ou l’autre.

Mes revenus, moins confortables qu’il n’y paraît, ne me permettent pas d’acheter romans ou essais retenus sans précaution. J’ai recours, comme d’autres, aux services de ce qu’il est convenu de nommer « la lecture publique », à savoir les bibliothèques municipales. Or, pour ce qui concerne mes choix, ces dernières sont pauvres. Rien que de normal : les achats se font en fonction du goût social moyen, catégorie dans laquelle, à tort, je n’entre pas.

Reste le hasard de trouvailles : clos St-Marc, vide-grenier, foire à tout, Quai aux livres, ventes régulières d’associations caritatives ou autres… où il m’arrive, trois ou quatre ans après la parution, de trouver un titre retenu. Mais alors un autre phénomène se produit : le désir, bêtement a disparu.

Qu’ai-je à faire de vouloir lire : Chamil et la résistance tchétchène contre les Russes d’Alexandre Dumas, réédité chez Nautilus ; Le pouvoir du Monde : quand un journal veut changer la France de Bernard Poulet ; La trahison des Rosenberg de Florent Aftalion ; Fin d’une jeunesse (journal 1944-1947) de Roger Stéphane ; Mémoires de Jacques Delors ; Justifier la guerre ? de Pierre Hasner ; Venise : naissance d’une ville par Sergio Bettini ; L’assassinat de Théo Van Gogh par Alexandre Héraud ; Le vocabulaire de Victor Hugo de Jean Maurel ; Trois leçons sur la société post-industrielle de Daniel Cohen ; Mazarin : le maître du jeu par Simon Bertière ; L’avènement de la démocratie de Marcel Gauchet ; Digital Magma : de l’utopie des rave-parties à la génération I-Pod de Jean-Yves Leloup ; L’impossible retour : une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 de Olivier Guez ; Les populismes de Jean-Pierre Rioux ; Sexes machines de Charles Muller et Peggy Sastre ; Pour un empire européen d’Ulrich Beck ; L’épaisseur du monde de François Heisbourg ; Le sens de la visite, de Michel Deguy…

Ce sont divers titres, parus de 2001 à 2007 dont il aurait été utile de voir l’ex-future Médiathèque pourvue. Les responsables de la rue Villon (que cela concerne) y ont-ils songé ? Le fichier reste muet sur ce. Manque d’appétence, de moyens, la disponibilité, le trop plein, voire – pourquoi non – inutilité de ces achats ? Après ce que je viens de développer, ce n’est pas à moi de récriminer. Méditons, dans la foulée et sur ce sujet, la dernière intervention de l’adjoint rouennais chargé du tourisme, du commerce, du patrimoine et… des bibliothèques ; c’était dans le Fanal de Rouen du 23 août dernier : « On en reparlera en septembre à l’occasion de la présentation de notre plan d’action dans le domaine. » Sans rire, la phrase rassure et laisse espérer.

2 Réponses à “LVII.”


  • Mazarin : de Simone Bertière (récemment aperçue à la TV, parmi les commentatrices de l’émission sur France 2 concernant les maîtresses des rois de France), et non Simon

  • Et « Justifier la guerre ? » est de Pierre Hassner. J’arrête là, car sinon je vais donner la fallacieuse impression d’avoir lu ces livres. Hélas non, comme bien d’autres, malheureusement….

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