XVI.

Retour, pour la seconde fois, sur Alain Robbe-Grillet. De lui et de ses romans, on s’en doute, Jérôme ignore tout. N’ayant rien chez moi (il faudrait que je cherche), j’ai pianoté dans le catalogue en ligne des bibliothèques de Rouen pour lui recommander (façon de parler) un ou deux titres. Une cinquantaine d’occurrences tout de même, mais nombre de doublons, et la majeure partie, à la Bibliothèque Villon, consultable « sur place ». Ce « sur place » équivaut à « pas du tout » puisque le prêt et la lecture sont désormais, en ces lieux, impossibles. C’est d’autant plus drôle, qu’une des entrées du catalogue renvoie à la mention : « il n’y a pas d’exemplaire disponible pour ce titre ». Admirable ! Pas de lecture et pas d’ouvrage. Lorsqu’on sait que Robbe-Grillet écrivit en 1975 Topologie d’une cité fantôme, nous y voici.

Jérôme ira se consoler, habitude, à la bibliothèque des Capucins, là où ce qui reste, vaut quelque chose en matière de littérature. Pour combien de temps ? A ce sujet, dans Paris-Normandie du 27 février, long article d’Arnaud Faugère, à propos des municipales, intitulé L’art, parent pauvre. En fait d’art, il s’agit de politique culturelle ou de ce qui en tient lieu ici. L’article souligne les paradoxes d’une ville étroite, chargée d’un opéra, d’un conservatoire, d’une école des beaux-arts, d’un centre dramatique, de divers musées, de salles de concerts, deux ou trois festivals… dépenses sur lesquelles « surfe » une agglomération qui saupoudre ses aides et laisse à la Ville le gros de la destinée.

Outre les démêlées sur les Hangars 23 et 106, sujets que j’écarte, revoici la médiathèque. « On y revient toujours » écrit Arnaud F. Oui, toujours et encore. Rappel du sujet, à savoir que le débat ne porte ni sur la raison d’être ou l’architecture (dont, au final, on ne sait rien), mais sur l’implantation, à savoir Grammont, c’est-à-dire « nulle part ».

Rien de nouveau. Le neuf vient de ce que le programme de la liste de Valérie Fourneyron évite le mot « médiathèque » (ce que j’avais remarqué) et se contente d’affirmer (sans prudence, selon moi) qu’aucune bibliothèque rouennaise ne sera fermée. Autre chose ? Que si. D’après Arnaud F. : « Il se murmure – le concepteur du lieu, Rudy Ricciotti, en a lui même eu vent – que cet « outil culturel » pourrait être « requalifié » en cas de victoire de la gauche… ».

Requalifié ? Faut-il envisager un bâtiment qui ne serait plus une médiathèque, mais un « outil culturel » multi-usages, genre couteau suisse et boutique à 13, le cher Rudy n’ayant que trois coups de crayon à donner ? Je n’ai lu ou entendu aucun démenti. Mais la médiathèque alors, la vraie, la future, celle dont…

Revenons à Topologie d’une cité fantôme, roman divisé en trois parties, dont la première est Répétition à mouvement ascendant pour une demeure en ruine, la seconde étant divisée en 3 sous-chapitres : I. Mise au point ; II. Coup de théâtre ; et III. Maquette provisoire du projet. Pour le reste, on se reportera à la page 10 de l’ouvrage, laquelle contient : « Avant de m’endormir, tenace encore cependant, la ville morte… » Pauvre Alain, si définitivement vrai et autant oublié.

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