I.

Dernièrement, dans Paris-Normandie, long entretien d’Arnaud Faugère avec Pierre Albertini au sujet de « Destin rouennais », son livre-témoignage sur son enracinement. Le bouquin relate, selon l’auteur, « une partie de mon engagement, de mon lien avec Rouen, dû totalement au hasard, mais qui remonte déjà à 45 ans… » Livre édité à compte d’auteur (2000 exemplaires, 6500 euros) et qui sera (ou non) inclus dans les comptes de campagne. Apparemment, Albertini s’y livre peu et ses premiers lecteurs (son épouse et ses enfants) ont trouvé que : « ça manquait de chair ». Rien d’étonnant lorsqu’on connaît le bonhomme réputé inapte à se déboutonner (mais donnant l’impression du contraire).

Apparemment disserte beaucoup sur Rouen, ceux qu’il y a connus et fréquentés (Raymond Barre et Jean Lecanuet), de la religion (Jeanne d’Arc), de Rouen autrefois, et au passage, de mai 68 : « Il y avait beaucoup de générosité dans le mouvement, c’est aussi pour ça que je ne suis pas sarkozyste. Lorsque De Gaulle a dit « Je dissous », il y a eu le fameux défilé, et 10.000 personnes dans la rue à Rouen. Je me suis dit : c’est inversement proportionnel à la trouille qu’ils ont eue, d’où l’image des carabiniers qui arrivent après la bagarre… » Voilà ce qui s’appelle tirer contre son camp et qui – j’en témoigne – conforme à la vérité. Mai 68 ici, à Rouen, une histoire à raconter.

Mais où sont les témoins ? Pour ce qu’il m’en souvient, j’avais déjà dépassé la trentaine, il n’y en a plus guère. Les vieux sont morts et les jeunes ont oublié. Certes on a des photos… la faculté de lettres et le cirque municipal occupés, une grande manifestation Cégétiste place de l’hôtel de ville… et les tergiversations de Pierre-René Wolf dans ce même Paris-Normandie, la peur des commerçants, la manifestation « réactionnaire » du 30 ou 31 mai, à la suite de celle de Paris, la bourgeoisie rouennaise ou ce qu’il en restait… puis finalement la rentrée dans les rangs, lors pour le week-end de la Pentecôte lorsque l’essence fut revenue dans les pompes. C’était à ne pas croire. Et c’est plutôt curieux de voir aujourd’hui Albertini – alors classé à l’extrême-droite – moraliser (avec raison, somme toute) à ce propos.

Pour ma part, observateur attentif, en retrait comme d’habitude et vu mon tempérament de froussard, participant à rien. A moins de parler de ce meeting au Cirque, orateurs et décideurs auto-proclamés, parole démagogique au peuple (ce qui me faisait vomir), et pour final, tour de chant de la pachydermique Colette Magny que j’allais voir « dans sa loge » alors que s’écoulait au dehors la foule, celle-ci attentive (ou pas) aux cris de relance des vendeurs de l’édition locale de L’Enragé.

Gauloises sur gauloises, Magny eut l’aplomb de me parler de Fidel Castro sous le regard enfumé d’une jeune fille à demi ou tout à fait camée. Nous avons tous terminé au Vieux-Marché, au Parisien. Je n’en jurerais pas, mais j’ai du payer l’addition, du reste minime, frites et bières pour tout le monde.

1 Réponse à “I.”


  • Ce fessier énorme, ces cuisses grasses à l’épouvantable, ces jambes lourdes, grosses et communes à l’excès. La finesse d’un cheval de trait auquel ne manque qu’une charrue. Vous avez dit femme superbe? Ah bon !

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